
Un projet vraiment Bolivarien, un peu mégalomane mais utile. Une voie ferrée de Puerto Montt, Chili, à Caracas, Venezuela. Un train rapide du Nord au Sud toutes les heures le long de la côte Pacifique, des omnibus toutes les cinq minutes. 12000 kilomètres de ligne « droite » avec des connections courtes vers l’Est. Une possibilité d’ouverture entre ces pays qui mène à la création d’un espace type « Schengen » où il n’est nul besoin de l’aval d’un pays tiers, tel que le « grand frère » du nord.
Et l’énergie ? Facile d’éviter le nucléaire ou le pétrole si l’on en croit les projets de centrale solaire en plein désert. Des dizaines de milliers de miroirs convexes répercutant la chaleur sur une turbine centrale. Des centaines de Mégawatts disponibles pour tous les pays connectés. Et quoi de mieux qu’une ligne enterrée pour le paysage, les déperditions et stabiliser un terrain où pourrait circuler un train.
Ainsi la voie de chemin de fer serait à la fois le vecteur de l’énergie et des hommes. Certes la centralisation amène le risque de la domination mais elle implique aussi l’accord entre tous ces pays frères.
Voilà une idée avec laquelle je joue depuis trois jours en pensant à mes amis Bertrand (train et organisation), Matthieu (énergie) et Marie (impact écologique). Pour l’enthousiasme je me débrouille tout seul, sous le sourire compatissant de ma chère et tendre.
