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(Español) Macara-Suyo
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(Español) Catamayo-Sozoranga
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(Español) Cuenca-Loja
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(Español) Cuenca, cumple y ciclistas
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(Español) Alausi-Zhud
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(Español) Ruta entre Quito y Alausi
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(Español) Quito, el activismo bicicletudo
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La carne humana

Moi, Benjamin Brugère, ait littéralement mangé de la Chair Humaine. Entre Gonzanama et Sozoranga, en Equateur donc, nous avons appris l’existence d’une plante dont le suc est utilisé depuis les Incas pour soigner les blessures ouvertes et les infections cutanées. Sa feuille en forme d’étoile à sept branches la rend facilement reconnaissable et son nom commun est « carne humana ». J’en ai donc bien sûr ingéré une partie afin de pouvoir parler de mon expérience, sans mentir, de mangeur de chair humaine. Pas facile de faire le malin à notre époque !
Les fous à vélo

De tous les malades, les doux dingues, les comiques et les désespérés qui ont passé une fois le seuil de cette « casa del ciclista » et ont laissé une trace dans l’interminable livre d’or, j’en ai retenus quelques perles.
Le joyeux camarade du Colorado qui se vante d’avoir battu un record… de saleté. Deux mois de vélo sans se doucher une seule fois !
Heintz Stucke et ses décennies de périnigrations, 50 ans de vélo et un compteur kilométrique qui a arrêté de tourner, seul le plaisir tient la distance. Le français Mathaler aussi est passé par là dans le genre « voyage qui jamais ne se termine ».
Un camarade handicapé qui pédale accroupi, avec les bras, sur une machine dotée de quatre roues et qui a franchi des cols extraordinairements longs avec une vitesse de montée inférieure à 1 km/h.
Un compatriote, Jamel Balhi, est passé par ici, 60 kilomètres par jour pendant plusieurs années de voyage, commun dans cette maison, mais lui c’est sans vélo et en courant qu’il se déplace !
Nous avons aussi vu la photo du Colombien qui a suivi la panaméricaine en Tall Bike géant, perché à presque 2 mètres du sol il a franchi tous les cols.