
Nous ne sommes pas tombés. Par contre la barrière du péage, si. Et un motard aussi.
Le susdit péage se trouve à la sortie sud de Quito, nous nous sommes glissés à droite d’une camionnette qui en payant son droit de passage déclencha la levée de la barrière. Nous, en passant avant que le véhicule n’avance, avons trompé la cellule. Donc la barre s’est dressée. Personne ne nous a vu à part le conducteur et sa femme, et qui croira deux dingues qui affirment avoir vu un vélo à deux places prendre l’autoroute ?
Le motard vient plus tard dans la liste de nos victimes. Sur la route de Chunchi à Zhud, dans la longue montée infernale, sous la pluie et dans le nuage, en pleine courbe ce cher homme tourne la tête pour admirer notre machine. Oublieux de sa sécurité, il jouit un court instant de notre harmonieuse présence divertissante, et perd la route. Etalé dans les cailloux, roue avant éclatée, du sang sur la figure et les avants bras. Un sentiment de culpabilité plus prononcé que pour la barrière du péage nous pousse à nous arrêter et à constater les dégât. Coup de bol, le cher homme n’a rien et, bien qu’en état de choc, il m’aide à hisser sa moto sur une camionnette et part. vélo 1 moto 0