La Mère de toutes les frontières
Une heure en AVION
Le vrai défi de notre voyage, (en dehors du fait de continuer à s’apprécier après avoir perdu tout mystère l’un pour l’autre), était de franchir la frontière entre le Panama et la Colombie.
En une semaine nous avons fait le tour des voyagistes, entreprises d’export, capitaineries des ports, hotels de backpakers, Marinas de loisirs, cargo d’approvisionnement de îles de San Blas, de nos ambassades respectives et enfin de nos fatigues.
BILAN. Il y a trois possibilités, en dehors de tailler la route à la machette sur les pistes de la guérilla colombienne. Sachant que l’on ne peut embarquer sur les cargos, et qu’il n’y a rien côté Pacifique.
1. payer 400 dollars et profiter pendant cinq jours d’une croisière à travers l’archipel de San Blas, le paradis sur eau.
2. payer 120 dollars et embarquer sur un caboteur privé chargé de l’approvisionnement des îles, celui-ci vous laisse (peut être) intact à puerto Obaldia. Dans ce lieu perdu, sans rien, il faut attendre une barque qui vous fera passer côté colombien à Turbo. Ce passeur attend lui aussi que vous soyez suffisamment exténué pour payer le maximum. Ces deux solutions comportent le risque de se trouver mêlé à un trafic et à ses conséquences.
3. payer 96 dollars et faire comme tout le monde, c’est à dire monter dans un avion. (AIRES est la compagnie la moins chère)
MORALE. Nous sommes en voyage de noces, prêts à découvrir et à rencontrer pour le plaisir.
Nous ne sommes pas là pour l’aventure, la vraie.